Coupe de France 
 Seyssinet, si près d'un exploit

Coupe de France

A Seyssinet, Stade Joseph- Guétat, Bourg-01 bat Seyssinet 3-2 
(mi-temps : 1-0). 
Arbitre : M. Delajod. 
Spectateurs : 1350
Buts : 
Dubrulle (67e) et Correnti (78e) pour Seyssinet ; 
Amiot (37e), Heinry (80e), Merdji (90e+2) pour Bourg- Péronnas
Avertissements : Frendo (69e), Vaz (90e) à Seyssinet
Gamiette (88e) à Bourg- Péronnas

AC SEYSSINET : Perrin – Bucari (Troufflard 68e), Soumah, Ramos, Congolela – Frendo (Richard 90e+4), Vaz (cap), Antoine, Zebidour - Correnti, Dubrulle (Moumouni 84e)

FC BOURG 01 : Callamand – Nirlo (cap), Amiot, Paye, Faivre (Merdji 80e) – Ndiaye (Martin 68e), Gamiette, Heinry (Boussaha 80e), Begue –Nsimba, Sarr 

Ressortir frustré. Mais fier. Seyssinet est éliminé de la Coupe de France, mais les coéquipiers de Jérôme Vaz auront été grands. Et proches d’écrire une nouvelle page dorée dans le livre déjà étoffé de l’ACS en Coupe de France. Cette frustration, Seyssinet a su en saisir la portée à la 32e minute lorsque Yamin Zebidour, l'ailier local, provoquait la défense visiteuse et était fauché dans la surface par Faivre. Le penalty était à peine sifflé et Jérôme Vaz n'avait pas encore placé son ballon que les 1 350 spectateurs de Joseph Guétat criaient déjà à l'ouverture du score. Un mauvais signe puisque le milieu de terrain de poche voyait sa frappe être repoussée par le gardien bressan (33e). Punition. Trois minutes plus tard, Amiot, de la tête sur corner, trouvait le chemin des filets (0-1, 37e).

« J'ai levé la tête et j'ai vu la tribune en feu » « On prend deux buts sur trois sur coups de pied arrêtés, ce sont ces détails qui ont fait la différence », analysait le coentraîneur Mathieu Cianci. À la pause, les Verts restaient à distance et tout était encore possible. « Il était hors de question de changer nos principes et on a logiquement proposé beaucoup de jeu », complétait Gregory Bardaro, son binôme. À raison! Car sur une action d'école, Anthony Dubrulle, l'attaquant seyssinetois, convertissait de la tête les bonnes intentions pour l'égalisation (1-1, 67e). De l'espoir arrivait très vite le rêve lorsque Joseph Correnti battait Callemand pour la deuxième fois (2-1, 78e). « Après l'explosion de joie, j'ai levé ma tête et j'ai vu la tribune en feu, c'était impressionnant », confiait Vaz. À 20h45, Seyssinet tenait l’un des plus beaux exploits de son histoire. Quelques instants plus tard, retour à la réalité avec Heinry (2-2, 80e). Dernières secondes fatales « On sait qu'après un but, les minutes suivantes sont capitales. On encaisse trop rapidement l'égalisation », regrettait Zebidour. Alors que les jambes des Isérois commençaient à tirer et qu'il ne restait plus que quelques secondes avant les prolongations, Merdji glaçait le stade en trompant Perrin, impuissant (2-3, 90e+2). L'ACS jetait ses dernières forces dans la bataille et Alexandre Ramos, patron de la défense monté aux avantpostes aurait pu obtenir un penalty après un contact illicite (90e+4). En vain. Sortir, mais la tête haute. Chapeau bas, Seyssinet. 

"On a fait un match quasi parfait et il y a beaucoup de fierté qui ressort"
Gregory Bardaro Co-entraîneur de l’AC Seyssinet



Alexi Sandre - Le Dauphié Libéré